Archives Mensuelles: octobre 2011

En passant, débat ouvert sur les transports

La voiture individuelle: une idée bonne pour la casse! – http://owni.fr/2011/06/28/la-voiture-individuelle-une-idee-bonne-pour-la-casse/

L’architecture, un environnement de contextes ?

Evgenia XMise à jour du 18 juin2015 ! pour voir les travaux exclusifs de JR:

Artsy’JR page (from email… » We strive to make all of the world’s art accessible to anyone online. Our JR page, for example, provides visitors with JR’s bio, over 60 of his works, exclusive articles, as well as up-to-date JR exhibition listings. We even provide an exclusive look at JR’s studio, as a part of our Inside the Studio series » )

Parfois il suffit de si peu pour comprendre… Comment révéler un monde en quelques images ? Comment donner une valeur sur un lieu qui n’apparait pas important ?

Voici une courte présentation de l’artiste JR, vous savez, celui qui avec ses potes a collé des photos photocopiées, le thème « women are heroes ». Monstrueusement simple et efficace pour montrer et avoir une diffusion de ces territoires délaissés, de ces bidon-villes et autres favelas ..Regardez …


JR’s TED Prize wish: Use art to turn the world… par TED

Vous pouvez aller sur son site (insideoutproject.net) qui vous donnera les moyens de vous afficher aussi votre histoire de personnes, de vie, de lieux…

intentions

Montrer les personnes qui vivent à l’intérieur de ces auto-constructions. Les affiches mettent en évidence des personnes qui vivent ou non dans ces lieux. Et que l’image est parfois un vecteur d’identité: voir ces visages nous donne ce sentiment que ce pourrait être nous .. Les bâtiments, nous y vivons, nous les faisons être visibles et communautaire, accueillants, collectifs, publics, privés, fermés, ou naissants…

Peut-être cela crée-t-il aussi un certain respect visible pour les êtres qui sont là, leur donne cette importance aux yeux de tous  en tant que nous-mêmes-humains ! ?

Ces photos sont des révélateurs !

 

NuTriTopies

Ce que nous avons dénommé nutritopies, c’est littéralement nourrir les lieux , et c’est ce que font ces photos imprimées !

C’est aussi pour quoi, le travail de ce groupe d’artistes, d’hommes libres, est important à nos yeux. Ils ont dépassés les limites de la légalité pour utiliser un droit naturel, ce droit que nous avons en nous qui est au delà de la simple convention de « respecter » un bien privé !

Cet espace, même infime (cela peut-être aussi un poteau, une affiche, une marque au sol…); mais cet objet qui ne devrait pas être là, est le moyen fondamental pour créer un espace de rencontres, de dialogues, de créations et d’émulations… C’est un lieu intemporel pour dire et réfléchir avec une nouvelle vision sur un lieu existant.

Les portraits collés sont si simples et évidents qu’ils mettent l’attention sur ces personnes, sur les actes qui ont été commis ou révélés derrière ces regards: l’un des grands portraits dans une favela a été celui de la grand mère collé sur les contre-marches d’un escalier où a été tué son petit-fils, .. mais aussi où se jouent régulièrement les trafics et les deals de la drogue: y déposer ce portrait est forcément un début de prise de conscience qu’il n’y a pas danger à vivre mais danger à détruire. Qu’il y a des êtres derrière les êtres et que nous sommes liés souvent par des ressorts humains, historiques, futiles ou profonds. Que ces gestes nous ramènent à notre propre histoire et à nos propres combats.

 

une démarche

Aussi simplement visualisé, nous savons désormais qu’il est possible de créer des espaces qui sont prêts à vivre, dans de bonnes ou difficiles conditions; … mais SiZ-o lab tentera de créer un lieu qui reflète et qui surpasse ce qui se faisait. Le lieu choisi sera métamorphosé, parfois aussi simplement par un affichage collé, jusqu’à une structure ajoutée et transformante.

Car des ruines, nous ferons des lieux ouverts et accueillants, capables de recevoir et de créer un environnement connu et non craint.

Ces NuTriTopies ne sont que le début de la métamorphose des villes. Nous donnerons des clés, mettrons à jour des besoins, créerons des possibilités. Et que le lieu grandisse ou pas, l’histoire qui aura été créé Là, sera présente aux habitants qui auront eut la possibilité de se rencontrer, de travailler ensemble, de coopérer, enfin nous l’envisageons comme cela: de construire ensemble leur propre environnement.

 

des projets communs

Les friches, les lieux que nous allons ouvrir au public sont de cette première attention, de cette première conscience révélatrice de ce sous-jacent. SiZ-o lab veut aller bien plus loin encore que ce simple geste, nous allons investir, démonter, organiser, construire, produire sur ces lieux. Et de manière technique ou artistique selon les étapes et la vision potentielle que nous aurons déterminée.

Ces lieux abandonnés n’ont plus de vie ordinaire, ils sont peu à peu dégradés, servent de support à l’ironie de tags et parfois de bons graph’ .. mais n’ont plus de valeur aux yeux de son voisinage.

La mise en place d’une étude, de l’accroche d’une structure, d’une élément plus complexe ou simplement d’un voilage permettra de devenir un creuset d’études bien plus technique qu’il n’y parait: Nous contacterons d’autres laboratoires, des universitaires, des groupes d’étudiants autant que des industriels ou des entreprises dans les secteurs des matériaux, de la vision 3D, des nouvelles énergies, dans le ré-emploi autrement de matériels industriels.

SiZ-o, un laboratoire d’explorations architecturales, s’établira d’un lieu à un autre avec l’histoire que nous aurons construit avec son voisinage, ses propriétaires, ses superviseurs, ses législateurs, la région, les services de la ville…

Chacun de ces lieux est la promesse d’une intervention de qualité pour l’ensemble des habitants en proximité, c’est aussi le début d’une architecture sociétale, historique, coopérative, et dont les retombées sociales, économiques, technologiques n’auront de limites que la volonté de ses coopérateurs variés.

C’est la prise en compte d’un monde qui est si proche de nous mais dont les dialogues sont coupés actuellement par une politique de la ville qui tente de gérer chaque parcelle dans une norme de plus en plus sécuritaire et non plus simplement chaotiquement humaine.

 
 

A partir de la liberté parallèle de l’art, il est possible de créer des lieux revitalisés, vécus désormais autrement par cette intervention, même temporaire, car la trace, l’histoire est désormais en chacun des habitants…

L’envahissement structurel…

Ou comment prend place une nouvelle figure architecturale sur un territoire .. ?
Une ruine ne dessert pas toujours son environnement. Elle lui/nous indique son obsolescence, sa fin, le résultat d’une politique, l’inscription d’un droit de propriété. Empiéter sur ce droit sacro-sanctifié c’est au premier abord « entrer comme un voleur ».The Golden Ruined Temple in the Black Jungle

Pourtant..NON,ce bâtiment en état d’abandon certain est le théâtre de la politique sécuritaire. Ainsi, même les autorités présentes et promptes à la protection forcenée de ses concitoyens, ne se gênerait pas pour bloquer toute tentative d’intrusion.

En (se) donnant plusieurs prétextes fallacieux dont celui de la sécurité des passants, alors que la ruine est déjà circonscrite, alors que les planchers sont tombés, alors qu’il n’est plus possible de rentrer… Enfin et..

… si quelqu’un du SiZ-o lab’ se « risquait » à y entrer, à examiner, à relever les dangers, à les diagnostiquer afin d’empêcher tout risque … (?comment ?): en plaçant cettconstruction dans une position doublement structurelle: celle d’un support de structure légère.

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